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Coupe du monde 2026 : arrêtez de faire semblant de travailler pendant les matchs

L'équipe Workhack
Coupe du monde 2026 : arrêtez de faire semblant de travailler pendant les matchs

Arrêtez de faire semblant de travailler pendant les matchs

Le 11 juin 2026, la Coupe du monde a débuté. Jusqu'au 19 juillet, des matchs se jouent à des horaires variables — souvent en plein milieu d'une journée de travail.

Et là, vous avez deux options.

Option A : faire semblant de travailler pendant le match. Un onglet sur votre tableur, un autre sur le stream, un œil sur le score toutes les 30 secondes, un Slack qui attend depuis 40 minutes.

Option B : assumer.

On va parler de l'option B.

Le problème avec "travailler pendant le match"

Votre attention ne se divise pas. Elle se fragmente.

Regarder les scores toutes les 30 secondes pendant 90 minutes, c'est 180 micro-interruptions. Chaque interruption coûte plusieurs minutes de focus retrouvé. Un match de Coupe du monde en "fond sonore" équivaut en pratique à ne rien faire de sérieux pendant deux heures — tout en vous donnant la mauvaise conscience de n'avoir ni vraiment regardé le match ni vraiment travaillé.

C'est le pire des deux mondes. Et tout le monde fait ça.

La vérité sur la productivité en juin-juillet

Les entreprises qui prétendent que leurs équipes maintiennent un niveau de productivité normal en juillet mentent — à leurs équipes, à leurs investisseurs, ou à elles-mêmes.

La concentration collective baisse. Les décisions importantes traînent. Les réunions durent plus longtemps pour moins de résultats. Ce n'est pas de la flemme — c'est du contexte social et de la physiologie mélangés. Tout le monde a la tête un peu ailleurs.

Le nier ne fait pas avancer les projets. L'intégrer dans la planification, si.

Comment les gens sérieux gèrent vraiment ça

Ils ne font pas semblant de ne pas être concernés par la Coupe du monde. Ils planifient autour.

Identifier les matchs qui comptent vraiment pour vous. Pas tous les matchs — ceux de votre équipe, les quarts, les demies, la finale. Sur un mois de compétition, ça fait 8 à 12 matchs maximum. Mettez-les dans votre agenda maintenant, pas après.

Déplacer les plages de travail profond en dehors de ces créneaux. Si France-Brésil joue à 15h un mardi, ne planifiez pas votre travail le plus exigeant entre 14h30 et 17h30. Planifiez-le à 9h ou décalez à 18h. Simple, et infiniment plus efficace que de prétendre.

Négocier la transparence. "Je regarde le match de 15h à 17h, je suis disponible à 17h30" est infiniment plus respectueux que de disparaître dans un "télétravail" flou. La plupart des managers préfèrent la clarté à l'hypocrisie — même ceux qui ne le disent pas.

Utiliser l'effet deadline. Les matchs ont une heure de début fixe. Ça crée une contrainte naturelle excellente. "J'ai jusqu'à 14h45 pour finir ce compte rendu avant le coup d'envoi" est une deadline qui fonctionne mieux que n'importe quel système de gestion du temps. La pression externe est un levier réel — autant l'utiliser.

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Ce que la Coupe du monde révèle sur votre organisation

Si votre travail est tellement rigide qu'il est impossible de décaler deux heures pour regarder un match une fois par semaine, le problème n'est pas la Coupe du monde.

C'est votre organisation.

Un système de travail sain intègre les aléas humains — une compétition internationale, un enfant malade, une après-midi difficile. Si votre système s'effondre à la première perturbation, ce n'est pas la perturbation le problème. → Notre article sur le Deep Work explique comment construire des créneaux de travail efficaces qui rendent aussi plus facile de bloquer des créneaux pour autre chose.

La vraie question : pourquoi vous culpabilisez

La culpabilité de regarder un match pendant les heures de travail vient d'une idée implicite : que la valeur d'une journée se mesure en heures de présence, pas en résultats.

Si vous avez produit ce que vous deviez produire et que vous regardez la Coupe du monde à 15h, vous n'avez rien à vous reprocher. Si vous n'avez rien fini et que vous regardez quand même, le problème existait avant le 11 juin.

La Coupe du monde est un révélateur. Pas une cause.

Un dernier point

Quelqu'un va lire cet article en disant "c'est facile à dire, mon boss ne l'entendrait pas comme ça".

C'est peut-être vrai. Il existe des environnements de travail assez rigides pour que même deux heures de décalage soient impraticables. Dans ce cas, vous avez un problème plus large que la Coupe du monde — et ce problème mérite d'être regardé en face, pas juste en juillet.

Allez la France.

#Coupe du monde#productivité#concentration#organisation#travail

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