Quand on se lance en freelance, la comptabilité est souvent la partie la plus redoutée. Chiffres, TVA, cotisations, déclarations… Le vocabulaire intimidant cache une réalité moins complexe qu'il n'y paraît — surtout si vous avez les bons outils et les bons réflexes.
Ce guide est pour les freelances qui démarrent : simple, pratique, sans jargon inutile.
Comprendre votre régime fiscal
Le régime dépend de votre statut juridique :
Auto-entrepreneur / Micro-entreprise Le régime le plus simple. Vous payez des cotisations sociales et un impôt libératoire calculés comme un pourcentage de votre chiffre d'affaires encaissé. Pas de TVA en dessous des seuils (36 800€ pour les services). Pas de charges déductibles.
Avantage : simplicité totale. Limite : dès que votre CA dépasse les seuils, ou que vous avez des charges importantes, ce régime devient moins optimal.
SASU / EURL à l'IS Structure juridique plus complexe, mais qui permet de se verser un salaire, de déduire les charges professionnelles, et d'optimiser la fiscalité. Nécessite un expert-comptable.
Les réflexes à prendre dès le premier jour
Séparer comptes pro et perso
Ouvrez un compte bancaire dédié à votre activité dès le premier jour. Même en auto-entrepreneur (pas obligatoire mais fortement recommandé).
Pourquoi ? Clarté comptable totale, vision instantanée de votre trésorerie pro, transactions propres pour votre expert-comptable.
Bon choix : Qonto, Shine, Blank (néobanques pro pour indépendants, 9-11€/mois).
La règle des 3 tiroirs
Mentalement (ou physiquement), divisez vos revenus en 3 :
| Tiroir | Part | Usage |
|---|---|---|
| Cotisations & impôts | 25-35%* | Réservé, ne pas toucher |
| Frais pro | 10-15% | Outils, formation, déplacements |
| Revenu net | 50-65% | Votre salaire |
*Varie selon votre statut et tranche d'imposition. En micro-entreprise services : ~25% suffit souvent.
Conserver toutes les justificatifs
Chaque dépense professionnelle doit avoir un justificatif conservé 10 ans. En pratique : numérisez tout avec une app comme Dext ou simplement Google Photos avec un dossier dédié.
Les obligations déclaratives
Auto-entrepreneur :
- Déclaration mensuelle ou trimestrielle du CA sur autoentrepreneur.urssaf.fr
- Déclaration d'impôt annuelle (revenus BNC ou BIC selon activité)
- C'est tout.
SASU/EURL :
- Déclaration de TVA mensuelle ou trimestrielle
- Liasse fiscale annuelle
- Fiche de paie mensuelle
- Appel à expert-comptable fortement recommandé.



